Position concurrentielle & fourchettes de marché
Pourquoi
Une banque a besoin d'un repère pour situer sa propre offre par rapport au marché — sans que cela ne revienne jamais à exposer les offres individuelles de ses concurrentes, ce qui reviendrait à organiser une entente tarifaire.
Comment dans l'application
Deux mécanismes distincts et jamais confondus. La position concurrentielle situe une banque sur un dossier précis, en incluant sa propre offre dans la comparaison — c'est une comparaison de soi aux autres. La fourchette de marché, elle, agrège les conditions offertes par les autres institutions sur un segment (pays, produit, devise, tranche de maturité), sur une fenêtre glissante de douze mois, et exclut explicitement toute offre de la banque appelante de son propre calcul.
La fourchette n'est publiée que si un seuil de k-anonymat est atteint : au moins trois offres, émanant d'au moins trois institutions distinctes. En dessous, aucune fourchette partielle n'est renvoyée — seulement l'indication que le seuil n'est pas atteint. Le résultat publié se limite à un minimum, une médiane et un maximum en points de base.
Le cloisonnement entre réseau réel et réseau de démonstration est respecté à ce niveau aussi : la classe d'environnement retenue pour le calcul est celle de l'institution qui interroge, jamais celle d'une offre individuelle — une offre n'a pas sa propre classe.

Garde-fous
- Le seuil minimal de trois offres et trois institutions distinctes est une condition stricte, jamais assouplie pour afficher un résultat partiel.
- Le nombre d'institutions affiché dans une fourchette de marché est un agrégat de segment sur douze mois — jamais un comptage de concurrents sur un dossier précis, notion qui relève exclusivement de la position concurrentielle.
- Aucun lien n'est jamais construit entre ce calcul de marché et les données de tierce détention ou de collatéral d'un dossier particulier.